wilfried
06.03.10

Quel apport peuvent avoir les logiciels libres et les logiciels open source en Afrique?

FLOSS ( Free/Libre and Open Source Software) apporte un développement considérable dans le monde de software ces dernières années. Dans la politique de communication, la congrégation salésienne apparaît parmi les pionniers du logiciel libre. Le Père Julain Fox, membre du dicastère pour la communication sociale de la congrégation salésienne écrivait: « La congregazione salesiana fa da pioniere in un approccio alla produzione web da una grande organizzazione religiosa, che si ispira ai principi in particolare del FSF, ma leggendoli alla luce delle considerazioni evangeliche, educative, etiche ed economiche... » (Père Julian Fox, Nell'evanguardia del progresso, in Salesiani 2010, Salesiani Don Bosco, Roma 2009, 101.) En Afrique où la technologie et la communication sont toujours en croissance, et où les moyens qu'on dispose ne permettent pas toujours d'entrer dans le network international en vue d'accéder à l'information juste, une solution pourrait entre autre résider dans l'utilisation du logiciel libre. C'est en s'inspirant des valeurs chrétiennes qu'on peut également faire du logiciel libre un élément du développement pour la grande Afrique. Mieux qu'un article avec rigueur scientifique, ce texte est peut-être un déclencheur d'un débat. Cet article analysera les éventuels apports du FLOSS.

Est monnaie courante dans toutes les maisons salésiennes en Afrique l'emploi de l'informatique. L'internet est devenu désormais accessible même aux endroits les plus reculés de la brousse africaine. Ce n'est plus un luxe de grandes villes mais un outil de travail indispensable pour tout le monde. L'informatique avec tous les moyens de technologie que connait le monde actuellement portent avec sur leur dos une séries d'aspects moraux, économiques, religieux. FLOSS peut être une solution à certains problèmes qui peuvent engendrés dans ce camp.

L'emploi de l'informatique et de l'internet oblige aujourd'hui l'utilisation des logiciels adaptés. Il n'est pas toujours facile d'en avoir. Un cas: en juillet 2009, je suis allé visiter un ancien de mes élèves qui possède un petit studio de montage vidéos. Parlant avec lui, il m'a avoué que tous les programmes qu'il utilise ont été copiés chez des amis; ceux-ci à leur tours les ont copiés chez des amis, ...cet ex élève m'a en outre avoué que pour lui acheter un programme sera la dernière chose du moment qu'il peut ''pirater''. Il s'est justifié disant que le piratage n'est pas un problème en Afrique car, l'Afrique étant pauvre, rares sont les gens qui peuvent se payer un logiciel de windows et encore rares un de mac. Ce cas n'est qu'un parmi des milliers. Cet exemple peut avoir une considération morale, économique, religieuse, ...
On peut réfléchir un peu: le fait d'être pauvre, change le caractère moral d'un acte? Le mal est un mal, peu importe les conditions dans lequel on se trouve. Le piratage est un vol.
Dans une situation du genre, FLOSS peut apporter un solution. En effet il existe aujourd'hui des milliers de logiciels dits open source et libres qui peuvent être téléchargés sans aucun prix. Ils sont d'utilités multiples et parfois (ou souvent) fonctionnent mieux que les logiciels non-free ou payants. Télécharger et utiliser un Open source n'est pas un mal; il est fait pour ça. Dans un continent pauvre comme l'Afrique, Open source est une solution. On ne dépense pas le peu d'argent qu'on a pour se payer un programme. En plus, si on s'y connait un peu, on peut également développer ces logiciels car leurs codes sont ouverts, accessibles à tous (d'où le nom open source). Un tel développement peut être une contribution pouvant inspirer les autres. Une solidarité. Il faut noter qu'un open source offre une occasion inégalable pour apprendre la programmation. Nombreux aujourd'hui sont des programmeurs attitrés des logiciels sans avoir été dans les grandes écoles seulement s'autoformant avec du open source. « Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement » (Mt 10,8) semble être la politique du FLOSS.
Terminons par une comparaison; le but ici n'est pas de faire une publicité ni de clamer ma sympathie pour le système Linux. Le but est purement éducatif, s'inspirant de ma conscience salésienne. Il y a trois ans que j'utilise le système Linux sur mon ordinateur. Je n'ai pas besoin de payer un nouveau système ou de payer chaque année un antivirus. Un autre ami m'a avoué avoir déjà dépensé dans trois ans plus de 340 euros pour les logiciels de son ordinateur. Chaque année il doit dépenser 30 euros seulement pour l'antivirus. Les programmes qu'il utilise et qui coutent évidemment, ne sont pas toujours les meilleurs!
Je crois qu'il est clair qu'il va de notre intérêt d'utiliser le logiciel libre et open source. Dans le système éducatif salésien, la politique du FLOSS trouve une place comme l'a montré le Père Julian FOX, sdb (cfr la citation). Il est donc urgent, selon moi, pour l'Afrique d'adopter le système du logiciel libre et open source.

2 commentaires

# aKa on 06.03.10 at 21:19

Vous avez certes bien raison dans votre analyse et votre prise de position.

Mais n’oublions pas non plus que de “l’autre côté” ils s’organisent et occupent déjà beaucoup de terrain.

- Microsoft en Afrique : Un véritable système d’exploitation ?
http://www.framablog.org/index.php/post/2010/02/09/microsoft-afrique-systeme-exploitation

# Andrés Boone on 11.03.10 at 16:37

Ce n’est pas dificile, il ne faut pas en avoir peur.
Dans le collège (Ntra. Sra. del Rosario - Uruguay) on utilise tous FLOSS
Ubuntu est une solution: http://www.ubuntu-fr.org/

On peut partager les expériences.